Définition du néolibéralisme

Qu’est ce que : Définition du néolibéralisme

Le néolibéralisme est le terme le plus populaire et le plus abrégé du libéralisme néoclassique, la forme la plus moderne du libéralisme, qui attribue à l’État une intervention limitée en matière juridique et économique.Cette école de pensée a été exposée et diffusée par le philosophe, économiste et juriste autrichien Friedrich von Hayek à partir de 1940. Il a essentiellement promu le renouveau du libéralisme classique, bien qu’avec une position plus extrême en ce qui concerne l’intervention de l’État, proposant simplement l’abstention totale de l’État dans les questions économiques. Il considérait que le progrès de l’humanité et de l’économie était primordial et que tous les aspects de la vie, y compris la politique, devaient y être subordonnés. L’économie de marché, permettant le libre jeu de l’offre et de la demande, était son principal pari et il soutenait que l’État ne devait pas gérer les entreprises et que, s’il en avait, il devait les privatiser. Pour le néolibéralisme, le bien-être de la société sera donné s’il y a de la concurrence dans tous les sens, en particulier dans l’économie, car seule la présence de la concurrence permettra de faire baisser les prix lorsqu’ils sont élevés, ou au contraire de les augmenter s’ils sont bas.
Il était également un grand critique de l’économie planifiée et du socialisme, un système qu’il considérait comme un véritable fléau pour les libertés individuelles et qui mène toujours au totalitarisme.
Pour toutes ses contributions, il a reçu le prix Nobel d’économie en 1974.

Un engagement en faveur de la liberté et de la dérégulation du marché

Dans la sphère économique, le néolibéralisme promeut un accent technocratique et macroéconomique et considère qu’une intervention excessive de l’État, que ce soit dans le domaine économique ou social, est absolument contre-productive. D’autre part, il soutient que le marché libre capitaliste est la meilleure politique économique pour atteindre l’équilibre institutionnel et la croissance économique dans le pays concerné.
Le néolibéralisme soutient aveuglément la libéralisation de l’économie et promeut donc une ouverture totale des marchés, ce qui se traduit par le libre-échange et la dérégulation des marchés, deux politiques piliers pour imposer ce courant.

Les piliers sur lesquels elle repose

Il y a cinq piliers que cette doctrine promeut et défend : politique monétaire restrictive (augmentation des taux d’intérêt ou réduction de la masse monétaire, ce qui permet de réduire l’inflation et de ne pas tomber dans une dévaluation), politique fiscale restrictive (augmentation des prix à la consommation, réduction des dépenses publiques et réduction des impôts sur le revenu et la production, ce qui permet d’assainir les comptes, d’encourager les investisseurs et d’accroître l’efficacité de l’État), la libéralisation du commerce et des investissements (en augmentant la participation des agents au marché, la productivité est plus élevée, les avantages concurrentiels sont exploités, les biens et les services deviennent moins chers et la consommation augmente), la privatisation (les agents privés sont considérés comme plus efficaces et efficients que les agents publics) et la déréglementation (lorsqu’il y a trop de lois, cela entraîne une inhibition de l’activité économique, donc en les réduisant au maximum, on obtient un plus grand dynamisme économique).

L’importance de la privatisation

Si l’ensemble de ces piliers est celui qui met en marche et garantit la réalisation du programme néolibéral, la privatisation est une politique fondamentale et essentielle sur laquelle repose ce courant. Comme nous l’avons déjà souligné, le néolibéralisme croit que ce qui est entre les mains du privé, c’est-à-dire sous gestion privée, sera beaucoup plus efficace et correct que si c’est sous l’égide de l’État, surtout s’il s’agit d’un État déficitaire et corrompu, et donc peu compétent en matière de gestion des finances et des entreprises qui fournissent un service public au peuple. Le néolibéralisme proposera alors que l’implication de l’État dans l’économie soit minimale.
Ceux qui promeuvent et suivent ce système de pensée sont appelés néolibéraux.